« Gentleman » de Psy, nouveau record Youtube

Lancé le 14 avril, Gentleman, le titre successeur du Gangnam Style, détient (déjà) un record sur Youtube.

Petite sœur d’un titre déjà recordman, la nouvelle chanson de Psy semble partie pour suivre un chemin similaire. Alors que Gangnam Style est la première vidéo à avoir atteint le milliard de vues sur Youtube, Gentleman, elle, détient désormais le record du plus grand nombre de visionnages en un jour.

Le jour de son lancement, le 14 avril, ce n’est pas moins de 38 millions de vues qui ont été répertoriées sur le dernier hit du Coréen (le nouveau record). En quatre jours, 100 millions de clics ont été effectués sur la vidéo, Gangnam Style avait mis deux mois pour faire aussi bien.

L’ancien « plus grand nombre de vues en un jour » était détenu par la campagne « Kony 2012 » en Mars 2012, qui avait regroupé 31 millions de vues le jour du 7 Mars. Cette vidéo, désormais impopulaire (et oubliée ?), présentait le tyran Joseph Kony et se servait de cet homme et de ses actes odieux pour réclamer des dons pour l’association ‘Invisible Children’. Vidéo largement diffusée et partagée, son nombre de vues reste étonnant pour une vidéo de trente minutes (reste à savoir combien l’ont regardé jusqu’au bout). Elle est aujourd’hui à 97 millions de vues.

 

Gangnam Style a été lancée le 15 juillet 2012 et a eu besoin de seulement six mois pour atteindre le milliard de vues, détrônant « Charlie bit my finger » ou encore Baby de Justin Bieber. Au vu de son départ en fanfare, Gentleman saura-t-il tenir la distance et faire aussi bien, voire mieux, que son prédécesseur ? En tout cas le buzz semble avoir fonctionné et on ne peut que féliciter Psy d’avoir réussi à entretenir un phénomène qui aurait pu (et qui pourrait) vite s’essouffler.

Quel impact pour l’industrie musicale avec Twitter Music ?

Twitter a hier dévoilé son nouveau service qui s’appelle #Music. Avec Twitter Music, le réseau social passe de plateforme de micro-blogging à écosystème de services, dans une démarche suivie auparavant par plusieurs poids lourds du numérique, de Google à Facebook.

Depuis que MySpace est définitivement mort, il y a la place pour les Facebook, Google et Twitter de créer de nouvelles plateformes musicales.

Twitter Music marche ainsi dans les pas de Google Music et Facebook Music – ce dernier ayant été sacrifié sur l’autel du partenariat avec le quasi-vassal du réseau social, Spotify. Le modèle est ici différent, et tire entièrement partie de la plateforme de micro-blogging de Twitter.

Mais ce qui est d’autant plus intéressant à propos de ce service est du côté des artistes. Twitter est très intéressant pour le suivi et la communication avec le consommateur. On peut ainsi dire que ce service d’écoute permettra aussi bien de découvrir des artistes, de les suivre par la suite mais également de communiquer avec eux.

Une autre section est accessible sans compte : « Emergents ». Il s’agit des nouveaux artistes qui commencent à apparaître et à faire parler d’eux sur le réseau social. Toutes les autres fonctionnalités nécessitent de se connecter via Twitter, puisqu’elles sont basées sur des recommandations liées à son profil.

La partie « Suggérés » offre par exemple des « artistes que vous pourriez aimer ». Elle se base pour l’instant sur les artistes suivis sur Twitter par l’utilisateur et les artistes similaires. Etrange, puisqu’on peut aimer écouter de la musique et ne pas suivre les artistes en question sur le réseau social.

Ce service musical, accessible seulement aux Etats-Unis est vivement attendu en France et il devrait vite décoller !

Les Majors de la Musique menacent YouTube

Le monde de la musique n’en finit pas avec Google. Effectivement, les majors qui patinent dans la crise cherchent par tous les moyens de trouver des alternatives de revenues. Malgré des chiffres négatifs pour l’ensemble des majors sur l’année 2012, on aura jamais ressenti la musique aussi proche d’une évolution qui peut lui permettre de survivre. Les plateformes comme Spotify ou Qobuz qui permettent l’écoute en ligne des catalogues des différentes maisons de disques ont permis de générer de nouveaux revenus pour Universal Music & co.

Toutefois, les majors ne perdent pas de leur gourmandise face à la filiale de Google, YouTube. En effet, depuis le 19 janvier, Google n’affiche plus de publicité dans les clips des maisons de disque. Le géant américain doit reverser une part de ses recettes publicitaires aux ayants droit de la musique mais ces derniers réclament une hausse de ce barème, mais Google refuse.
Il est évident que Google met la pression sur les majors en ayant retiré les publicités sur les clips musicaux mais Pascal Nègre aujourd’hui menace de supprimer ses clips de YouTube et il précise même que ses concurrents ont l’intention de faire de même. Le meilleur exemple est le clip de « PSY » ; Gangnam Style a été visionné plus d’un milliard de fois et n’a dégagé que 8 millions d’euros de revenus publicitaires ! Cela représente une miette de pain pour Universal Music.
Cette situation est certes pas en faveur des majors. Malgré la création il y a 3 ans de la plateforme Vevo par Universal Music et Sony Music, la tentative de créer une alternative à YouTube n’est évidemment pas un crack. Les majors dépendent ainsi de YouTube. La filiale de Google a bien moins à perdre dans cette situation que Universal & Co. Ce serait étonnant que par la suppression des clips musicaux de la plateforme YouTube les utilisateurs se rabattent sur Vevo, surtout que celle-ci ne dispose pas d’une réputation clinquante auprès des internautes.

Quoi qu’il en soit, il paraît très probable que Google négocie un barème un peu plus important mais ne satisfera jamais ce que les majors proposent. J’imagine mal une fuite des clips musicaux vers une nouvelle ou plateforme alternative. Toutes ces déclarations ne sont que des menaces mais rien n’arrivera. Les deux parties s’arrangeront selon moi pour éviter tout dénouement tragique qui serait surtout préjudiciable pour l’image des majors qui disposent déjà d’une réputation affaiblie.