Social TV : rencontre entre la télévision et les réseaux sociaux

Depuis plusieurs mois, le social TV est en plein essor en France. Ce phénomène est devenu incontournable depuis septembre 2013, et semble être exponentiel. En effet, le nombre de tweet comptabilisé entre septembre et mars 2013 est passé de 1,6 million à 8,2 millions.

Cet engouement est aussi dû aux multiples supports d’accès aux réseaux sociaux, via l’ordinateur – le smartphone – et la tablette, qui permettent un accompagnement « second screen » du programme TV. La télévision l’a bien compris, il est désormais  impossible d’échapper aux social média, que sont Facebook – Twitter – Youtube- ou autres. En effet, le nombre d’abonnés aux comptes Twitter et pages Facebook des chaines TV sont en augmentation. Pour exemple: le Facebook de TF1 passe de 525 000 abonnés à 1 244 000 entre janvier 2012 et janvier 2013 ; et le Twitter de @NRJ12LACHAINE passe de 43 131 followers à 342 766 followers sur la même période. Sur le seul mois de janvier 2013, on comptait plus de 5 millions de tweets générés par les émissions de TV des principales chaines. De plus, le social TV est perçu de manière positive puisque 72% des français jugent innovant ce nouveau dispositif. (Source : étude SNPTV 2013)

Afin de profiter de la puissance de communication des réseaux sociaux, l’approche Social Media des émissions de TV s’inscrit autour d’une stratégie en 3 phases. Et cela dans le but d’animer au maximum les communautés de téléspectateurs. On distingue les périodes suivantes : avant, pendant et après la diffusion du programme.  Et si le programme est en direct, l’interaction sera plus pertinente. Chacun de ces trois moments se distinguent aussi par des objectifs, et des actions différentes.

Phase 1 : Attirer pour augmenter l’audience. C’est la phase de pré-émission, elle sera plus ou moins longue selon le type d’émission. En effet, s’il s’agit d’un hebdomadaire la période de « teasing » peut débuter 3 jours avant la diffusion du programme. Afin de séduire le téléspectateur, il faut publier des posts en lien avec les sujets qui seront abordés, indiquer qui seront les invités, mettre des teaser vidéos, ou encore montrer les coulisses de préparation de l’émission. Toutes ces actions renforcent la proximité avec le téléspectateur. Ce qui va permettre d’avoir un engagement plus important de sa part sur les médias sociaux.

Phase 2 : Rassembler autour du programme les internautes. C’est la phase clef, celle de la diffusion du programme. C’est à ce moment la que les téléspectateurs/internautes prennent la paroles. Il faut les faire réagir, car c’est la phase qui dynamise le plus les réseaux sociaux. Il faut générer un maximum d’engagement. Durant cette phase sur Twitter on parle de live tweet. Grace aux réseaux sociaux le téléspectateur devient un véritable acteur du programme. Quelques émissions diffusent ou citent les tweets les plus pertinents. Alors que d’autres décident de les retweeter.

Phase 3 : Fidéliser et continuer de faire l’émission. C’est la phase de post-émission durant laquelle il faut maintenir l’animation. Ils s’agit de prolonger ce moment d’interaction pour récolter des feedback.

Plus que jamais, le social TV est devenu un enjeux majeur dans l’univers de l’audiovisuel. Ces deux acteurs de la communication ont compris qu’il faut travailler ensemble, car chacun y trouve un intérêt. Désormais on ne parle plus uniquement d’audience classique, mais également d’audience web. Il faut tenir compte de ces deux indicateurs, car il existe une réelle corrélation. Aujourd’hui pour qu’un programme TV soit réussit, il doit aussi savoir animer des communautés online. Cette nouvelle forme de télévision est, selon moi, très actuelle. Alors qu’on considérait que la télévision était un ancêtre d’internet (comme le disent les Guignols), je constate qu’aujourd’hui elle n’a pas encore dit son dernier mot. Cependant je me demande si la télévision ne se fera pas engloutir par cette alliance TV/internet. Alors est-ce que nous nous dirigeons vers des programmes TV esclaves de l’activité des réseaux sociaux ?

Sharon H

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Pourquoi Google veut Whatsapp ?

Alors qu’aujourd’hui, Facebook et Google se livrent une bataille importante sur le marché du mobile, l’application Whatsapp gêne ces deux géants, en effet, avec 18 milliards de messages par jour, Whatsapp est l’application payante la plus téléchargée dans 139 pays !

Alors que Facebook a pris une autre direction concernant le mobile avec l’annonce de Facebook Home pour relancer le réseau social un peu sur le déclin, Google préférerait racheter Whatsapp. En effet, le géant américain serait en négociation et l’accord pourrait déboucher sur un rachat évalué à 1 milliard de dollars.

Google souhaiterait intégrer Whatsapp dans l’ensemble des fonctionnalités de messagerie qu’ils proposent. Cette application se prénommerait Babble. Ainsi, on aurait donc accès depuis son mobile à tous les services de messagerie instantanée proposés par Google sur une même application.

Je pense que Google fait le bon choix de vouloir racheter Whatsapp, au lieu de vouloir créer une exclusivité d’un système de messagerie instantanée comme veut le faire Facebook avec Home, Google se tournerait plutôt vers l’acquisition des utilisateurs de Whatsapp. Cette donnée est très importante car par cette achat, Google aura la visibilité suffisante pour proposer des applications à cette base de donnée.

Cette démarche laisse imaginer que Whatsapp va disparaître, mais cela, après que Google aura su utiliser et profiter de la base de donnée Whatsapp.